L’inviolabilité du secret de la confession rappelée par le pape

08 Avril, 2019
Provenance: fsspx.news

Alors que plusieurs pays tentent de porter atteinte au secret de confession dans le cadre de la dénonciation des abus dont des clercs se seraient rendus coupables ou dont ils auraient eu connaissance par le secret de la confession, le pape François a réaffirmé, le 29 mars 2019, que le sacrement de la pénitence ne peut être soumis à « aucun pouvoir humain ». 

Le souverain pontife s’est adressé aux 700 participants de la 30e édition du cours sur le for interne, organisé chaque année par la Pénitencerie apostolique, dans le but d’accompagner les prêtres dans le ministère de la confession. 

François a évoqué la confession comme une « voie de sanctification » qui a pour effet de restaurer les chrétiens dans leur « innocence baptismale ». 

Cette année, la session sur le for interne intervenant à un moment où plusieurs pays tentent de mettre en place un arsenal législatif visant à briser le sceau de la confession. Ainsi, en Australie, une loi entrée en vigueur le 31 mars dans le territoire de la capitale, voudrait obliger les prêtres à dénoncer les cas d’abus sexuels sur les enfants même lorsqu’ils en ont connaissance en confession. 

De plus, en Belgique, une récente affaire condamnant un prêtre pour non-assistance à personne en danger à la suite de confidences qu'il aurait reçues en confession a également servi de prétexte pour attaquer ce sacrement. 

« Aucun pouvoir humain » n’a de juridiction sur le sacrement de pénitence, ni ne peut le revendiquer, a rappelé le Saint-Père. 

Selon le droit de l’Eglise, tout prêtre brisant directement le secret de la confession encourt de façon automatique la peine d’excommunication, la peine spirituelle la plus grave.